Cameroun: Développement de l’aquaculture – De potentiels investisseurs sélectionnés


Le ministre en charge des pêches vient de publier la liste des opérateurs nationaux et étrangers privés retenus suite à un avis à manifestation d’intérêt.

Le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) vient de publier la liste des opérateurs nationaux et étrangers retenus pour investir dans la filière aquaculture au Cameroun. Ils avaient soumissionné à l’avis de sollicitation à manifestation d’intérêt. Il était question de donner une « opportunité aux opérateurs économiques d’investir dans l’un des maillons de la chaîne de valeurs aquacoles, à savoir la production d’intrants, la production intensive, ainsi que la commercialisation et la distribution de poissons de table de moyenne et grande importance », indiquait Dr Taïga. Les personnes physiques et morales sélectionnées sont invitées à se rendre à la direction des pêches, de l’aquaculture et des industries halieutiques pour la suite de la procédure administrative.

Sur la liste, les noms des investisseurs sont accompagnés des indications sur les projets qu’ils comptent monter. On y retrouve donc des projets de pisciculture industrielle ; des projets d’extension pour la production et la commercialisation de poissons de table, des projets d’installation des cages flottantes pour la production de poissons, des projets de mise en place des fermes aquacoles, projets de production de poisson marchand, de productions d’alevins, etc. Les localités d’implantation de ces projets sont également variées. Des zones à fort potentiel aquacole telles que les rives gauche et droite du fleuve Dibamba, le fleuve Nyong du côté de Mbalmayo, la zone de Monatélé du fleuve Sanaga. A côté des personnes morales et physiques camerounaises, il y a aussi cinq opérateurs étrangers ont été sélectionnés. Ces derniers envisagent des projets de production intensive de poisson d’eau douce à Nkoabang, la création d’un centre de ressources et de formation piscicole, etc.

Une fois mis sur pied, ces nouveaux investissements devraient permettre de contribuer à satisfaire la demande nationale en produits d’origine halieutique, dégager les excédents pour les industries locales et l’exportation afin de contribuer à l’équilibre de la balance commerciale, créer des opportunités d’emplois dans les zones urbaines et rurales mais aussi améliorer l’efficacité de la gestion des ressources naturelles. Une initiative qui intervient dans un contexte des exonérations sur les importations des équipements utiles à la production animale et halieutiques consacrées par la loi de finances 2021.



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