Afrique: Massacre au Niger, quelles conséquences pour les élections ?


C’est l’un des pires massacres de civils au Niger. Officiellement,100 personnes ont été assassinées ce week-end dans deux villages situés à environ 120 km de Niamey.

Ces nouveaux massacres de populations surviennent alors que le Niger est en plein processus électoral.

Des massacres commis en plein jour, samedi 2 janvier, au moment de la proclamation des résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre.

Or, pour le Pr. Boubacar Diallo, directeur du Laboratoire sahélien d’Etudes et de Recherche sur les conflits, la paix et la sécurité à l’université Abdou Moumouni de Niamey, le gouvernement actuel est plutôt préoccupé par les joutes électorales que par les violences à l’intérieur du pays.

Le Premier ministre Brigi Rafini, qui s’est rendu dimanche sur les lieux des attaques, a déploré à la télévision publique « un bilan désastreux », « une situation horrible », en parlant de « 70 » morts à Tchoma Bangou et « une trentaine » à Zaroumadareye.

Il a confirmé le bilan de 100 morts au total donné précédemment par Almou Hassane, le maire de Tondikiwindi, commune qui administre les deux villages, situés dans le département de Ouallam. Celui-ci a aussi fait état de « 25 blessés ».

« Pour attaquer les deux villages (distants de 7 kilomètres), les assaillants « se sont divisés en deux colonnes : pendant que l’une attaquait Zaroumadareye, l’autre a attaqué Tchoma Bangou », a expliqué le maire.

Les deux villages sont situés à environ 120 kilomètres au nord de la capitale Niamey, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso. Depuis des années, cette région dite « des trois frontières » est régulièrement visée par des attaques meurtrières de groupes jihadistes.



actuniger

A lire aussi

Laisser un commentaire