Bureaux de change à l’arrêt – IWACU


La décision de la fermeture des bureaux de change est un des événements marquants de l’année 2020.

Le gouverneur de la BRB a pris la décision de la fermeture de tous les bureaux de change. Dans une correspondance signée 7 février 2020, le gouverneur de la Banque de la République du Burundi (BRB), Jean Ciza, a annoncé le retrait d’agrément de « tous les bureaux de change » à partir du 15 février. Il a ordonné aux propriétaires d’enlever immédiatement les pancartes mentionnant cette activité.

D’après cette correspondance, c’est suite au non-respect généralisé du contenu de la circulaire relative à la marge bénéficiaire que ces bureaux doivent respecter. Ce non-respect « entraîne des conséquences néfastes à l’économie nationale ». Le gouverneur de la BRB fait savoir que seuls les bureaux de change ouverts par les banques sont autorisés à assurer le change. La BRB demande au ministère de l’Intérieur et celui de la Sécurité publique d’assurer un stricte suivi de cette mesure.

Fermeture des bureaux de change, un boulevard pour la spéculation?

A la suite de l’annonce de la fermeture des bureaux de change par la BRB, les réactions se multiplient. Certains experts pointent un risque d’explosion de la spéculation.

Pour rappel, selon le taux de la Banque centrale, un dollar américain est acheté à 1873, 9 BIF et vendu à 1904, 2 BIF, alors qu’il est vendu autour de 2800 BIF sur le marché noir.

« Une mesure impopulaire et improductive »

« Appliquer les taux de change de la BRB nous avait fait perdre énormément de clients. Plus personne ne venait acheter ou vendre des devises étrangères au sein de nos structures. », affirme P.O., un propriétaire d’un bureau de change de cette époque.

E.R. est un haut cadre dans une banque commerciale sise à Bujumbura. Dans le passé, il a été directeur d’agence au sein d’une autre banque de la place. « C’est du gros foutage de gueule cette décision de la BRB ! », lâche sans ambages E.R. Ce banquier expérimenté avance que « personne n’irait vendre son dollar à 1900 BIF auprès des banques alors qu’au marché noir, on obtiendrait jusqu’à 3000 BIF ! ». Et d’avancer que cette mesure va renforcer la spéculation : « Le marché noir sera gagnant car, croyez-moi, la plupart de nos ministres, quand ils rentrent de mission à l’étranger, ne cherchent pas à convertir les devises étrangères rapportées auprès des banques. Ils vont plutôt au marché noir.» E.R est certain d’une chose : « Cette mesure est impopulaire et improductive.»

« La BRB doit engager un dialogue franc avec les cambistes »

M. Niyoboke souligne que: « plus le volume de l’activité
commerciale est minimal, moins il y aura une demande en termes
de devises au niveau des maisons de change. »

Selon Jean-Prosper Niyoboke, économiste et professeur d’Université, à moins que la BRB ne dispose de devises conséquentes à injecter dans les banques commerciales, cette décision entraînera des pertes considérables pour certaines catégories professionnelles. « L’importation de matériels agricoles ou scolaires, les pharmacies, l’importation de matières premières pour certaines industries locales sont entre autres activités qui seront durement impactées par cette décision de fermeture des bureaux de change ».

M. Niyoboke souligne que « plus le volume de l’activité commerciale est minimal, moins il y aura une demande en termes de devises au niveau des maisons de change. « Et dans ce cas, la réglementation des taux fixés par la BRB pourra être respectée de la part des cambistes. Au cas contraire, le respect des taux fixés par la BRB est quasiment impossible». Cet économiste juge cette décision « prématurée » et exhorte la BRB à engager un dialogue franc avec les cambistes pour déterminer les raisons exactes de leur non-respect de la nouvelle réglementation. « Ainsi, la Banque centrale découvrira-t-elle que ce non-respect est principalement dû à une carence des devises étrangères dans le pays».

Les importateurs dans le désarroi

Certaines banques sont en manque de devises. Elles ne servent pas aux clients la somme de devises demandée. Les commerçants sont angoissés. La BRB promet d’intervenir.

Léo se dit fatigué : « Nous perdons du temps et le montant accordé est trop petit. » Il confie qu’il est venu chercher 1500 USD pour envoyer les frais de scolarité à son petit frère qui fait l’université au Kenya. La guichetière lui a signifié que chaque client ne doit pas dépasser le montant de 1.000 USD. Désespéré, il indique avoir déposé son dossier à la Bancobu lundi. Faute de documents, il n’a pas été servi.

Les clients rencontrés sur place témoignent qu’ils ne reçoivent pas les montants affichés. Le plafond est fixé. Chaque client ne doit dépasser le montant de 1.000 USD.

Jean, un commerçant, est dans le désarroi : « J’ai besoins 6 000 dollars. La banque ne m’accorde que 1000 dollars.» Ce dernier indique qu’il veut acheter des devises pour importer des marchandises en Ouganda.

Un homme d’affaires soulève un problème sérieux : « Désormais, je ne peux pas acheter les devises sur le marché noir.» Il craint de s’attirer les foudres de la BRB. Sur ce point, le gouverneur de la BRB a souligné que tout importateur aura à justifier la provenance des devises.

Les banques en manque de devises

Une source révèle que les banques commerciales n’ont qu’une seule source de devises. Les transferts venus de l’étranger. Ce canal ne fournit qu’une somme insignifiante par rapport à l’enveloppe nécessaire. Car, la majorité de clients qui reçoivent régulièrement de transferts a ouvert leur compte en devises. Ce qui leur permet de retirer l’argent en monnaie étrangère.

Selon lui, la BRB demande aux banques commerciales d’accomplir une mission impossible : vendre des devises qu’elles n’ont pas dans les caisses. Normalement, la Banque centrale devrait fournir aux banques commerciales des devises. Chose qui n’est pas faite.

Le gouverneur de la BRB, Jean Ciza, promet d’intervenir : « La BRB va appuyer les banques commerciales comme elle le fait habituellement pour financer l’importation des produits stratégiques comme le carburant et médicaments, etc. » Et ce dans le but d’assurer la couverture des besoins réels ressentis par la population.


La création d’une banque d’investissement des jeunes, la pénurie du ciment Buceco et l’incendie du marché de Kamenge figurent sur le tableau économique de l’année 2020.

Evelyne Butoyi : « BIJE soutient des projets de développement économique initiés par les jeunes organisés en associations, en coopératives ou en entreprises de droit burundais. »

Une Banque d’Investissement des Jeunes(BIJE) a été lancée officiellement, mercredi 15 mars 2020 à Gitega. La dite banque a été promise dans la retraite gouvernementale de 2017, au palais présidentiel de Gitega.

Le chef de l’exécutif, Pierre Nkurunziza, ministre des finances Domitien Ndihokubwayo, et Evelyne Butoyi, ministre de la Jeunesse, étaient à ce rendez-vous. Les cérémonies se sont déroulées au siège social de la BIJE érigé au quartier Musinzira dans la ville de Gitega. Elle accorde des prêts à un taux d’intérêt créditeur de 7 %.

Dans son discours, la ministre de la Jeunesse, Evelyne Butoyi a précisé que l’objectif principal de cette banque sera de réduire le chômage des jeunes. Ladite banque aidera ces jeunes chômeurs de créer l’emploi. « BIJE soutient des projets de développement économique initiés par les jeunes organisés en associations, en coopératives ou en entreprises de droit burundais. »

Dans son allocution, le président de la République Pierre Nkurunziza a fait savoir que l’idée de cette banque est née dans un forum des jeunes, édition 2016. La même année, lors d’une retraite gouvernementale, il a été décidé d’exécuter le projet proposé par les jeunes.

Selon le numéro un burundais, les banques commerciales exploitent leurs clients en imposant des intérêts exorbitants. « La Banque d’Investissement des Jeunes offrira des crédits à un taux d’intérêt de 7% », a déclaré le président. Actuellement, le taux d’intérêt créditeur pratiqué par les autres banques commerciales varie entre 12 et 20%.

Le marché de Kamenge en feu

Depuis la matinée de ce samedi 3 octobre vers 4 h du matin, le marché de Kamenge, commune Ntahangwa au nord de la Mairie Bujumbura, est en feu. Cet incendie aurait commencé dans la partie réservée à la vente de l’huile de palme. Deux camions extincteurs sont sur place. La police a pu maîtriser les flammes à 7h30 min. Une tâche qui n’a pas été facile à cause des constructions anarchiques à l’intérieur du marché. Des gens tentent d’y pénétrer pour sauver quelques marchandises. Mais, la police les repousse en tirant en l’air craignant qu’il y aurait parmi eux des ”bandits”. Le président de l’Assemblée nationale, Gélase Daniel Ndabirabe, Jimmy Hatungimana, le Maire de la ville de Bujumbura sont sur place.

Plusieurs commerçants ne savent plus à quel saint se vouer après la tragédie. Ils sont très choqués. Les pertes sont énormes.

Certains commerçants du marché ravagé ne parviennent pas à retenir leurs larmes. Des pleurs. « Que voulez-vous que je dise ? Le ciel s’est tout simplement effondré sur moi. J’ai tout perdu », raconte une commerçante rencontrée sur place. D’une voix douloureuse, elle indique que toutes ses marchandises et son stand ont été consumés. « Il ne reste rien. Or, j’avais contracté un crédit pour faire du commerce. Comment vais-je rembourser. Oh mon Dieu !», implore-t-elle, tenant ses joues dans ses mains.

Des scènes horribles. Les gens se bousculaient pour se jeter dans les flammes, les forces de l’ordre et de sécurité ont dû tirer en l’air pour les dissuader. La police a bien réagi. « Sinon, en plus des blessés, il y aurait eu des morts. » Les forces de l’ordre ont bloqué les foules à 200 m du marché.

Mobilisation présidentielle pour sauver le marché de Kamenge

Lundi le 5 octobre, deux jours après l’incendie qui a détruit une partie de Kamenge, le président Ndayishimiye arrive dans le quartier meurtri. Le chef de l’Etat est accompagné par le maire de la ville de Bujumbura et plusieurs hauts dignitaires du pays, des hommes d’affaires. Habillé simplement, debout dans un véhicule, le Président va inviter les commerçants à ne pas désespérer.

Le numéro Un burundais va solliciter la générosité des hommes d’affaires présents et d’autres âmes charitables à faire un geste de soutien pour la réhabilitation de ce marché. Plusieurs hommes d’affaires vont alors se succéder auprès du président Ndayishimiye et annoncer publiquement des dons de plusieurs centaines de millions pour certains.

Un comité de gestion va s’occuper de la réhabilitation du marché de Kamenge endéans une période de moins de deux mois. Les commerçants sinistrés saluent l’initiative du président .Jusqu’aujourd’hui le marché n’est pas encore réhabilité.

La pénurie récurrente du ciment BUCECO

Cette année a été caractérisée par la pénurie récurrente du ciment BUCECO. Le prix d’un sac de 50 kg est passé de 24500 BIF à 32000 BIF. Et ce n’était pas que le ciment produit localement se faisait rare. Celui dit Dangote l’était aussi. Le sac était vendu à 36 000 BIF contre 32 000 BIF en temps normal.

Au mois de septembre, une conférence de presse a été animée par le ministère du Commerce et la chargée de la communication au sein de l’entreprise de Buceco, Verra Izere. Cette dernière assure que «le produit est disponible dans le pays». Le ciment Buceco doit être distribué de manière équitable à plus d’une centaine de grossistes répartis à travers tout le pays.

Elle assure que sa société continue d’augmenter sa capacité de production : «Au début des activités de l’usine, une seule phase était fonctionnelle.» Aujourd’hui la deuxième phase tourne à plein régime. » Pour accroître son offre, fait savoir Mme Izere, la cimenterie prévoit bientôt la construction de la troisième phase de l’usine.

Chrysologue Mutwa explique la pénurie du ciment Buceco par une simple spéculation de certains commerçants.

Chrysologue Mutwa, le directeur général du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, explique la pénurie du ciment Buceco par une simple spéculation de certains commerçants. «La quantité du ciment produit par Buceco est suffisante. 700 tonnes de ciment ont été distribuées lundi 14 septembre aux 20 grossistes répartis dans quatre provinces du pays.»

Le directeur général du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme rassure les commerçants et les acheteurs sur la disponibilité du ciment à travers tout le pays : «La distribution de 805 tonnes du ciment se poursuivra mardi 15 septembre aux 23 grossistes répartis dans différentes provinces du pays.»

Au mois de décembre, une somme variant entre 1 à 5 millions de BIF une amende fixée par le ministère du commerce, du transport, de l’industrie et du tourisme sur les vendeurs qui spéculent sur les prix du ciment Buceco.


Le licenciement des anciens employés des Sogestal et la mise en garde du Premier ministre aux entreprises publiques qui ne versent pas des dividendes dans les caisses de l’Etat ont aussi marqué l’actualité économique de cette année.

Le ministre Déo-Guide Rurema : « L’Etat n’est pas le seul actionnaire qui indemnisera ces employés. »

Plus de 220 employés licenciés de l’ex-Sogestal Kirimiro sont dans le désarroi. Ceux qui ont consenti des prêts ont déjà reçu des lettres de mise en demeure. 20 mois d’impayés de salaire. Une situation qui s’est dégradée, depuis vendredi 13 mars. « Nous avons reçu une lettre de résiliation de contrat de travail», se lamente un ancien salarié rencontré dans la ville de Gitega, Ce dernier fait savoir que la lettre de résiliation est courte : « La décision de dissoudre la Sogestal Kirimiro est prise par l’assemblée générale des actionnaires. »

Lors d’un point de presse animé, mercredi 18 mars, par le ministre de l’Environnement, Déo-Guide Rurema, celui-ci a répondu que régulariser les employés licenciés n’est pas, pour l’heure, la priorité du gouvernement : « L’urgence est de trouver la solution aux problèmes auxquels font face les caféiculteurs. Cette question sera résolue après la campagne café 2020-2021.»

Le ministre Déo-Guide Rurema a précisé que l’Etat n’est pas le seul actionnaire qui indemnisera ces employés. Il suggère plutôt à ces employés de réclamer leurs indemnités auprès du conseil d’administration de la Sogestal, leur employeur.

Le licenciement des employés est aussi observé à la Sogestal Kirundo- Muyinga où plus de 99 employés sont licenciés sans paiement des indemnités.

Les indicateurs sont au rouge depuis 2009

L’Office national des télécommunications (Onatel) ressemble à une maison sans toit, sans portes ni fenêtres. Son chiffre d’affaires est en dessous de zéro. C’est le constat dressé par le Premier ministre Alain Guillaume Bunyoni lors de la réunion tenue avec les hauts cadres de cette entreprise publique de téléphonie mobile, le 19 novembre dernier.

Cette société nationale des télécommunications traverse une crise économique sans précèdent. Tous les indicateurs sont au rouge depuis 2009.
Le chiffre d’affaires est passé en effet de 10 milliards BIF en 2015 à 5 milliards en 2019. L’Etat burundais, seul actionnaire, n’a perçu aucun dividende, d’après le Premier ministre. Dans cette réunion, les responsables de l’Onatel expliquent cette crise par des problèmes « structurels. » Une explication qui ne convainc pas le gouvernement.

Privat Kabeba, Directeur général de l’Onatel, explique la crise financière de son entreprise par plusieurs facteurs structurels. Il évoque notamment la diminution du nombre d’abonnés (réseaux fixe et mobile), le faible taux ou le gel des investissements par le gouvernement, la vétusté des équipements, la concurrence ainsi que la loi sur les marchés publics qui prévoit une procédure longue.

M. Kabera espère que l’Onatel va retrouver sa place de leader dans les années à venir. Sa société compte augmenter la masse des ventes et surtout investir dans les nouvelles technologies afin d’avoir plusieurs services à valeur ajoutée. L’Onatel compte aussi s’aligner sur les nouveaux projets en vogue comme l’exploitation du mobile money. Le directeur général de l’Onatel espère que la situation financière de l’Onatel va bientôt s’améliorer. Il explique que son entreprise a récemment modernisé son réseau Onamob et a acquis des équipements modernes.

Le Premier ministre critique la gestion de la Regideso

Pour Alain Guillaume Bunyoni, l’Onatel ressemble à une maison sans toit, sans portes ni fenêtres.

Le Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni regrette que la Regideso ne génère pas de dividendes. De nouvelles réformes vont être prises pour redynamiser l’entreprise.

« La Regideso vient de passer 10 ans sans donner des dividendes », a déclaré le Premier ministre Alain Guillaume Bunyoni, lors d’une visite qu’il a effectuée dans cette entreprise ce mercredi 14 octobre. Il estime qu’avec le potentiel et la capacité de ses employés, la Regideso devrait verser plus de dividendes dans le trésor public. « Vous devriez vous évaluer vous-même et vous demander la cause de la régression des employés de la Regideso ».

Emile Hakizimana, chef comptable à la Regideso, quant lui, justifie ce manque à gagner par la différence entre le montant dépensé pour la production d’un kWh et le prix auquel il est vendu. « Si on analyse les commissions que Pay way gagne dans la commercialisation de 1 m 3 d’eau, l’on dirait que c’est la Regideso qui travaille pour cette société ».

Ibrahim Uwizeye, ministre en charge de l’Hydraulique, se montre catégorique et a appelé les employés de la Regideso à travailler pour le bien de l’entreprise. Sinon, il est prêt à faire des licenciements. Le ministre Uwizeye a souligné que le gouvernement étudie encore la faisabilité d’une décentralisation.

Payway Burundi-Regideso : le divorce est consommé

Cette année est aussi caractérisée par le divorce être la Regideso et la société Payway .Les points de vente des unités de recharge cash power et de paiement des factures de la Regideso, contrôlés par Payway Burundi, sont à l’arrêt, depuis le 5 décembre. Le contrat liant cette société à la Regideso est expiré.

L’achat des unités de recharge cash power et le paiement des factures d’eau et d’électricité s’effectue uniquement aux points de vente de la Regideso et certains guichets de la Banque de crédit de Bujumbura. Dans un communiqué sorti début décembre, la direction générale de la Regideso a indiqué que le contrat qui liait sa société à l’entreprise Payway Burundi est arrivé à l’échéance.

En plus de 10 points de vente des unités de recharge cash power et de paiements des factures implantés dans la capitale économique, la Regideso prévoit d’ouvrir 39 autres supplémentaires. Une augmentation que la Regideso n’a pas jusqu’aujourd’hui réalisée. Actuellement, seuls neufs points de vente sont opérationnels.

Les agents de la Payway ne sont pas en reste. A.H., un super agent de cette société de services, croisé au centre-ville, témoigne que la résiliation du contrat de Payway par la Regideso affecte son commerce : «Mon chiffre d’affaires risque de s’effondrer à plus de 75 %. En moyenne, avant cette mesure, je gagnais 5 millions de BIF par mois.»

Noel Nkurunziza, porte-parole de l’Association burundaise des consommateurs (Abuco), déplore que la Regideso n’ait pas tenu sa promesse : « En annonçant la résiliation du contrat qu’elle avait avec l’entreprise Payway, la Regideso avait promis à ses clients d’augmenter les points de vente. La plupart de ces derniers étaient détenus par Payway.»

Le porte-parole de l’Abuco affirme que le réaménagement des points de vente des unités cash power complique les choses : «Les consommateurs de l’énergie de la Regideso doivent faire des détours. D’abord faire la queue dans une banque pour le paiement, puis aller s’en procurer.» La vente des unités par les banques commerciales ne sera pas facile comme c’était le cas avec la société Payway Burundi. Elles sont moins nombreuses. Les agents de la Payway Burundi étaient éparpillés dans tous les quartiers.»



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