Afrique: 100 civils tués – Début d’année sanglant pour le Niger


Tchombangou et Zaroumdareye. Ce sont deux villages nigériens situés près de la frontière malienne qui auraient bien voulu se passer de cette soudaine notoriété. Mais hélas !

Le samedi 2 janvier 2021, au moins 100 civils y ont été tués au cours d’attaques terroristes qui ont également fait une vingtaine de blessés. Tout serait parti de l’incursion de deux terroristes à moto à Tchombangou. Des jeunes, membres d’un groupe d’autodéfense, les ont neutralisés et achevés à la machette. La vengeance des terroristes sera sans commune mesure avec ces représailles au lourd bilan menées par plusieurs djihadistes à moto.

C’est donc une nouvelle année qui débute de façon sanglante pour le Niger, de la même manière que 2020 s’était achevé d’ailleurs. Déjà le 11 décembre, Hamani Issaka, surnommé « le marcheur pour la paix » était assassiné au cours de son périple à Chétimari dans la région de Diffa.

Dans la nuit du 12 au 13 décembre, une trentaine de civils avaient été tués au cours d’une attaque attribuée à Boko Haram près de la frontière nigériane. Ce massacre intervenait le jour même où se tenaient les élections municipales et régionales et alors que la campagne pour la présidentielle et les législatives battait son plein. La bande à Shekau aurait voulu donner un signal aux candidats à ces différents scrutins, qu’elle n’aurait pas trouvé meilleur timing.

Le 21 décembre, ce sont 7 militaires nigériens qui ont été tués dans la région de Tillaberi au cours d’une embuscade tendue par des terroristes.

Et voici que le jour où la CENI devait proclamer les résultats de la présidentielle et des législatives ces hordes sauvages s’en prennent à des populations aux mains nues. C’était déjà dans cette même zone que les forces spéciales américaines et des soldats nigériens étaient tombés le 4 octobre 2017 dans une embuscade à Tongo Tongo. L’assaut mené par l’Etat islamique dans le Grand Sahara avait coûté la vie à 4 GI et à 5 Nigériens.

Qu’est-ce qu’ils veulent montrer comme bravoure en agissant de la sorte ? Quel mérite y a-t-il à s’en prendre à plus faible que soi ?

Malheureusement plus on se pose des questions, moins on a de réponses.

Passe encore quand ce sont les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui sont prises pour cibles, puisqu’elles représentent l’autorité étatique mais quand ce sont des vieillards, des femmes et des enfants qui sont ainsi massacrés sans scrupule, on en perd son latin.

Cette dernière attaque vient en tout cas rappeler aux deux finalistes de la présidentielle, Mohamed Bazoum et Mahamane Ousmane, que la priorité des priorités demeure la sécurité qui doit être leur cheval de bataille une fois aux affaires, comme cela a été le cas d’ailleurs pour le président sortant, Mahamadou Issoufou.



actuniger

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