Afrique: Pandémie – Toujours l’incertitude pour l’économie d’Afrique subsaharienne


Le tourisme a été particulièrement frappé par la pandémie de Covid-19. (Tourisme)

L’incertitude plane toujours en ce qui concerne la reprise économique en Afrique subsaharienne dont fait partie Madagascar.

Pour la Grande île, une petite reprise est attendue cette année où la Banque mondiale, dans son dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne, fait état d’un taux de croissance de 2% en 2021. Selon toujours les projections de l’institution de Bretton Woods, la croissance économique sera plus forte en 2022 avec une projection de 5,8%. Mais une éventuelle deuxième vague de Coronavirus pourrait compromettre ce retour à la croissance.

Même tendance. En tout cas, à lire ce rapport de la Banque mondiale, Madagascar a sensiblement suivi la même tendance économique en Afrique Subsaharienne qui a connu en 2020 une contraction économique. « La production en Afrique subsaharienne s’est contractée de 3,7% en 2020 à la suite des perturbations de l’activité économique provoquées par la pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement qui s’en sont suivies.

Le revenu par habitant a de ce fait diminué de 6,1%, et le niveau de vie moyen est retombé aux niveaux enregistrés il y a plus d’une dizaine d’années dans un quart des pays de la région ». Comme les autres pays d’Afrique Subsaharienne, Madagascar a été pénalisé par le blocage du tourisme. « Les États les plus touchés sont ceux qui sont fortement tributaires des secteurs du voyage et du tourisme et ceux qui exportent des produits de base, en particulier du pétrole ».

La Banque mondiale confirme qu’une résurgence de la pandémie sera catastrophique pour l’économie d’Afrique subsaharienne. « Les prévisions d’une croissance atone en Afrique subsaharienne sont dues à la persistance de l’épidémie de Covid-19 dans plusieurs pays, qui fait obstacle à la reprise de l’activité économique.

D’après les projections, la pandémie provoquera une baisse de 0,2% des revenus par habitant cette année, et mettra les Objectifs de développement durable (ODD) encore moins à la portée de nombreux pays de la région. Ce renversement de tendance devrait entraîner le basculement de dizaines de millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté en 2020 et 2021 ».

Moyennes. En ce qui concerne les perspectives, elles sont plutôt moyennes et la relance dépendra notamment des économies des pays partenaires. « Selon les projections, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer un redressement modéré en 2021, avec un taux de croissance de 2,7%. La reprise de la consommation et de l’investissement privés pourrait être plus lente que prévu antérieurement, mais les exportations devraient s’accélérer progressivement, à la faveur de la relance des activités des principaux partenaires commerciaux.

Le redressement de l’activité économique dans les grands pays avancés et émergents et dans les principaux partenaires commerciaux de la région (Europe, Chine, Etats-Unis) repose principalement sur les annonces encourageantes en matière de développement et de déploiement des vaccins anti-Covid ainsi que sur les nouveaux programmes de relance budgétaire ».

Chute brutale. Parmi les pays cités dans ce rapport de la Banque Mondiale figurent L’Afrique Sud et le Nigeria, deux pays d’Afrique dont l’économie respective a été fortement frappée par la pandémie. « L’Afrique du Sud et le Nigéria ont enregistré une chute brutale de la production en 2020. Selon les estimations, le PIB de l’Afrique du Sud, où l’activité économique était déjà atone avant l’arrivée de la Covid-19, a diminué de 7,8% au cours de l’année passée.

Le pays a été particulièrement touché par la pandémie, et les strictes mesures de confinement ont paralysé l’économie. L’économie nigériane, quant à elle, a reculé de 4,1% en 2020,la pandémie entravant l’activité économique dans tous les secteurs. Le Nigéria devrait afficher une croissance de 1,1% en 2021. En Afrique du Sud, la croissance devrait rebondir à 3,3% en 2021, avec une reprise plus faible qu’anticipé auparavant du fait des effets persistants de la pandémie et du maintien probable de plusieurs mesures d’atténuation des risques de propagation du virus.



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