Cameroun: Dédicace – Irène Fernande Ekouta émeut Douala


L’auteure a récemment dédicacé son récit autobiographique « Mes Confessions anonymes » dans la cité économique camerounaise.

« Ma sœur a vécu une histoire pareille. » L’auteure de ces paroles était venue faire ses courses à l’enseigne Carrefour du Grand Mall à Douala, le 12 décembre 2020. Et au détour des rayons, tout près de la papeterie, l’inattendu. L’acheteuse, que nous appellerons Amélie, stoppe son chariot devant une table et s’empare du livre posé sur un présentoir. Ce livre, c’est celui d’Irène Fernande Ekouta, « Mes Confessions anonymes ». Elle est là ce samedi pour dédicacer ce récit autobiographique sorti en février 2020, sa deuxième œuvre après « D’Amour et de glace », nouvelle publiée en 2018. Un récit qui raconte une amère histoire amoureuse de cinq ans vécue par Dame Ekouta, tombée dans les filets d’un pervers narcissique. Il s’agissait donc pour elle, après avoir traversé cette épreuve douloureuse, de partager son expérience.

Après avoir lu la quatrième de couverture, Amélie décide d’acheter le livre et de se le faire dédicacer. Elle en profite pour reparler de sa sœur et de ses malheurs avec Irène Fernande Ekouta. Cette réaction, Amélie ne sera pas la seule à l’avoir. Avant elle, un père de famille, médecin, tombé aussi par hasard sur la séance de dédicace, va repartir avec un exemplaire après avoir échangé avec l’auteure, avec un vœu à son endroit : « Que cela n’arrive pas à nos filles. Et surtout, que cela ne vous arrive plus. » Exactement l’objectif du livre-thérapie de celle qui est aussi journaliste, « plus jamais ça ! » Elle est confortée par ces réponses de lecteurs qui se sont sentis « concernés, interpellés, impliqués dans une histoire qui est aussi la leur. »

« Mes Confessions anonymes » pour Irène Fernande Ekouta, « c’est une façon de tendre la main aux autres. » C’est le partage de son parcours de guérison, d’acceptation d’elle-même. Ce journal intime comme elle l’appelle, elle le commence le 15 janvier 2019 à 19h18, alors qu’elle se pose des questions sur sa personne. Dans la confusion, elle a fait des recherches, une très longue introspection sur son état psychologique, elle veut se comprendre et ses mots, versés sur des feuilles blanches, vont lui servir de miroir pour s’évaluer sans fard. Cette thérapie par l’écriture va s’achever le 4 février 2019 à 14h53, trois semaines plus tard. Le livre verra le jour un an plus tard, en autoédition.

Un livre qui, l’écrivaine l’assure sourire aux lèvres et visage apaisé, l’a guérie. Et aujourd’hui, elle s’assume « pleinement en tant que femme, en tant que femme imparfaite, en tant qu’être humain imparfait, qui n’essaie plus d’être quelqu’un d’autre. »



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