Cameroun: Energie électrique à l’Extrême-Nord – Un diagnostic pour améliorer l’offre


Lancée le 7 janvier dernier à Maroua, l’opération a pour objectif de faire le point sur la situation actuelle, d’évaluer et d’estimer la demande afin de satisfaire les consommateurs.

Moins de 20 %. C’est le taux d’énergie disponible dans toute la région de l’Extrême-Nord à date. Or pour atteindre l’émergence voulue par le président de la République à l’horizon 2035, il faudrait disposer d’une offre en énergie d’au moins 90% dans 10 ans. C’est l’observation faite le 7 janvier dernier à Maroua lors de l’atelier de lancement de la phase diagnostique du plan directeur de production, de transport et de distribution de l’électricité dans la région de l’Extrême-Nord. Ce diagnostic, qui sera fait sur le terrain par le ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee) vise à connaître la situation réelle de chaque localité de la région. Il cible les ménages, les administrations, les industries, les entreprises…

Organisée par le Minee et présidée par l’inspecteur général, Mamoudou Maondé, représentant du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, la cérémonie de lancement tenue le 7 janvier dernier à Maroua avait pour objectif, « de sensibiliser tous les acteurs impliqués de près ou de loin dans cette opération, afin de faciliter la phase de collecte des données sur le terrain », précise Achille Ngoko Mbang, le délégué régional du Minee. Par souci d’efficacité, le Minee a jugé nécessaire d’inviter sur la table des débats, diverses catégories de personnalités à savoir : les maires, les préfets, le président du Conseil régional, les services sectoriels concernés, les représentants des organismes partenaires au développement, les directeurs d’entreprises, entre autres.

Connaissant la situation déficitaire de l’énergie qui défraie la chronique dans cette région, les débats ont été houleux. Pour certains, le problème de la disponibilité en énergie reste et demeure une question de politique publique. « L’Etat doit prendre la situation à bras le corps pour que nous sortions de ce bourbier, parce que c’est déjà trop et nos populations ne nous croient plus. Personne n’a plus confiance en nous quand nous faisons allusion à ce problème », s’indigne Ibrahim Mohamed, maire de Waza. Pour le délégué régional du Minee, « le diagnostic lancé donne la possibilité résoudre le problème. Il permettra de savoir comment diversifier l’offre énergétique, quels sont les devis possibles, afin que le rapport final qui sera prêt le 28 février 2021 soit utile autant au gouvernement, aux élus locaux qu’aux partenaires au développement pour prendre des décisions adéquates », souligne Achille Ngoko Mbang.



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